| Posted on September 23, 2011 at 1:55 PM |
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Reporters sans frontières (http://www.rsf.org)
Alerte
22 septembre 2011
BURUNDI
Monsieur Pierre Nkurunziza
Président de la République
Madame Concilie Nibigira,
Ministre des Télécommunications, de l'Information, de la Communication et des
relations avec le Parlement
Bujumbura – Burundi
Paris, le 22 septembre 2011
Monsieur le Président,
Madame la Ministre,
Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la
presse, est choquée par l'interdiction que vous venez d'imposer aux médias
burundais, le 21 septembre 2011, de "publier, commenter ou faire des analyses en
rapport avec les enquêtes en cours sur le carnage de Gatumba."
Sous prétexte de "garantir la paix et la sécurité" et d'assurer "le bon aboutissement
des investigations", vous avez étendu cette mesure à tous les dossiers en cours
d'instruction et de surcroît suspendu les émissions à caractère politique "durant le
mois que vont durer les enquêtes sur le massacre de Gatumba." Ces mesures ont été
prises à la suite de recommandations émises par le Conseil national de sécurité,
accusant les médias de vouloir "profiter de cette situation pour semer la confusion,
diviser la population et l'inciter à la confusion".
Monsieur le Président, madame la Ministre, si l'on peut comprendre que les autorités
soient vigilantes vis-à-vis du traitement par les médias de certaines questions
sensibles, un black-out total sur le principal sujet d'actualité agitant le pays est
toujours excessif.
En juillet dernier, en Guinée, le Conseil national de la communication avait interdit à
la presse de couvrir l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat, Alpha Condé.
Cette mesure avait suscité un tollé en Guinée comme à l'étranger. Les médias
avaient refusé de s'y plier et la décision avait rapidement été levée.
Vous suivez aujourd'hui une direction comparable à celle de l'organe de régulation
des médias guinéen, puisque votre décision revient à instaurer une forme de censure
préalable sur les médias. Si vous maintenez votre décision, les médias seront
empêchés de couvrir toutes les investigations en cours devant la police et le parquet,
y compris les affaires de corruption ou les exécutions extrajudiciaires dont se rendent
coupables certains individus proches du parti au pouvoir.
Plusieurs radios ont décidé aujourd'hui de travailler ensemble afin de continuer à
évoquer les questions de sécurité dans le pays. Nous leur apportons tout notre
soutien.
Nous sommes conscients que le drame survenu à Gatumba suscite un traumatisme
et des tensions au sein du peuple burundais, mais la sauvegarde de la paix ne passe
jamais par le musellement de la liberté d'expression. Au contraire, il vous appartient
de favoriser le dialogue social et de garantir à la société burundaise le droit à
l'information. C'est pourquoi nous vous demandons de revenir sans délai sur votre
décision.
Je vous remercie par avance pour l'attention que vous portez à notre requête, et je
vous prie d'agréer, monsieur le Président, madame la Ministre, l'expression de ma
très haute considération.
Jean-François Julliard
Secrétaire général
----
Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76-
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : [email protected] / [email protected]
Web : www.rsf.org
Twitter : RSF_Africa
| Posted on August 23, 2011 at 1:20 AM |
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Le Conseil national de transition libyen comprend une quarantaine de membres, dont 13 sont connus. Sur le papier, ses intentions sont impeccables, mais certains lui reprochent ses accointances avec Kadhafi. La Tunisie a reconnu dimanche le Conseil national de transition (CNT). Après la France le 10 mars le premier pays à avoir reconnu l'instance dirigeante de la rébellion libyenne le Royaume-Uni, l'Allemagne ou les Etats-Unis, la Tunisie emboîte le pas à 28 autres pays. Mais pourquoi ces pays font-ils confiance au CNT et qui est—il vraiment ? Le CNT a été crée le 27 février à Benghazi, dans les jours qui ont suivi la révolte populaire contre le régime du colonel Kadhafi. Depuis début mars, il se veut un «comité de gestion des crises» et est actuellement présidé par Moustapha Abdeljalil, un ancien ministre de la Justice du Guide libyen. On sait encore peu de choses sur ses membres, une quarantaine au total, désignés en théorie pour leur expérience et sur la base de la répartition géographique. Seuls les noms de treize d'entre eux -essentiellement des juristes, avocats et professeurs d'université- ont été rendus publics à ce jour pour des raisons de sécurité. Le CNT a un représentant en France : Mansour Saïf al-Nasr, nommé le 28 juillet dernier, est un membre de la ligue libyenne des droits de l'homme et il faisait partie jusque là du Front national pour le salut de la Libye, un mouvement d'opposition en exil. Il était lui-même exilé depuis 1969. On sait aussi que le CNT abrite plusieurs anciens proches de Kadhafi, les rangs de la rébellion étant régulièrement alimentés par des défections. Les plus récentes sont celles d'Omran Aboukraa, le ministre libyen du Pétrole, apparemment resté en Tunisie samedi au terme d'une mission en Italie ; de Nasser al Mabrouk Abdoullah, un haut responsable de la sécurité libyenne, mais surtout d' Abdessalem Jalloud, ancien compagnon du colonel Mouammar Kadhafi et ex-numéro deux du régime libyen il était premier ministre de 1972 à 1977. Après des différends avec le Guide libyen, Abdessalem Jalloud avait été écarté des affaires et s'était retiré de la vie politique. Il a été maintenu en résidence surveillée pendant plusieurs années. Il était une personnalité populaire en Libye. Des divisions internes Si l'on ne connaît pas tous les membres du CNT, on connaît au moins leurs intentions sur le papier, qui sont d'instaurer une démocratie et un Etat laïque en Libye. Une feuille de route éditée le 16 août dernier promet en 37 articles et sur une dizaine de pages des élections «transparentes et démocratiques», un référendum autour d'un projet de constitution, la supervision de l'ONU… Et pour répondre aux craintes de la communauté internationale de voir un nouveau tyran s'accaparer le pouvoir, le CNT affirme notamment qu'il se dissoudra 8 mois après la chute de Kadhafi. «Il n'est pas envisageable de suggérer que le CNT restera en place et continuera à gérer le pays alors qu'il n'a pas été élu», avait alors insisté le président du CNT. Mais le CNT est contesté, y compris à l'intérieur de ses rangs, pour la proximité passée de certains de ses membres avec le colonel Kadhafi. Ces dissensions internes ont été révélées à la suite de l'assassinat le 27 juillet dernier de l'ancien chef militaire de la rébellion , le général Younès. Rappelé de la région de Brega, cet ancien ministre de l'Intérieur de Kadhafi avait été convoqué et avait comparu devant une commission politique quelques heures avant son assassinat. Il lui aurait été reproché d'entretenir encore des liens avec le guide libyen.
| Posted on August 22, 2011 at 10:40 PM |
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| Posted on July 18, 2011 at 2:17 AM |
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L'avocate des parties civiles dans le procès de Patrice Faye, un ressortissant Français, poursuivi pour viol sur cinq mineures, a été arrêtée pour « complicité d'espionnage » et écrouée le 15 juillet 2011. Les autorités burundaises reprochent à Maître Suzanne Bukuru d'avoir facilité des interviews de ces jeunes filles par des journalistes français. Tout a commencé il y a une semaine. Maître Suzanne Bukuru avait laissé des journalistes de la télévision française M6, qui préparaient un reportage sur l’affaire Patrice Faye, s’entretenir avec ses cinq clientes. Le ministère burundais de la Solidarité nationale et de la Justice, à l’origine des poursuites engagées contre le Français Patrice Faye, qui risque aujourd’hui 35 ans de prison s’il était reconnu coupable de viol, s’est senti trahi par l'avocate. Il a saisi le procureur général près la Cour d’appel de Bujumbura qui a convoqué Suzanne Bukuru, vendredi après-midi, l’a entendue avant de l’envoyer à la prison centrale de Mpimba pour « complicité d'espionnage », selon maître Isidore Rufyikiri, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Burundi, qui n’en revient toujours pas : «L’infraction pour laquelle Suzanne Bukuru est poursuivie ne peut pas s’appliquer. La complicité de trahison est une infraction libellée contre tout étranger qui commet un acte de trahison en tant de guerre au Burundi. Me Suzanne Bukuru est burundaise. C’est tout simplement ridicule. Le ministère public est totalement à côté de la plaque ! » Contacté par RFI, des responsables du ministère burundais de la Solidarité nationale et de la Justice n’ont pas voulu s’exprimer, mais Isidore Rufyikiri n’a pas de mot assez dur pour ce qu’il qualifie de « grossier scandale » sans équivalent dans l’histoire judiciaire du Burundi, en réclamant la libération immédiate de Suzanne Bukuru. Le Français, Patrice Faye est détenu depuis le 4 avril 2011 à la prison de Mpimba, à Bujumbura. Il est accusé de viol par cinq jeunes filles dont des mineures qui fréquentent une école qu'il a créée en faveur des enfants et adolescents en difficultés. Début mai, il avait rejeté tous ces accusations. Ses proches affirment que l'affaire a été montée de toute pièce par une fondation qui oeuvre dans le même secteur que Patrice Faye. Une demande de mise en liberté provisoire a été rejetée le 9 juin dernier par la cour d'appel de Bujumbura. La date du procès de Patrice Faye n'a toujours pas été fixée. Résidant au Burundi depuis 32 ans, ce Lyonnais, âgé de 56 ans, a un passé de baroudeur et d'aventurier. Passionné de théâtre, il s'est fait connaître au Burundi en écrivant et en interprétant des pièces de théâtre, puis comme animateur à la télévision nationale. « Naturaliste autodidacte » comme le présente la revue National Geographic, Patrice Faye a servi de guide et participé à des documentaires animaliers pour des télévisions européennes et américaines, notamment en entretenant le mythe d'un crocodile hors norme qui vivrait dans le lac Tanganyka et dont il s'était fait le spécialiste (Reporteur, émission RFI 13/2/2001)
| Posted on July 18, 2011 at 2:13 AM |
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Les rebelles sont bien là. Que le Chef de l’Etat se le tienne pour dit. Pour illustrer une fois de plus leur présence dans les parages, ils ont décidé de frapper simultanément à Makamba, Gitega, Bujumbura rural, Cibitoke, Bubanza, Muyinga et ailleurs encore. Mais l’attaque la plus symbolique reste, de loin, celle perpétrée en province de Gitega, deuxième ville principale du pays après Bujumbura, la capitale. Car elle a visé le patron de la documentation en province de Gitega, Mohamed Emile. Alors qu’il rentrait paisiblement à son domicile situé à quelques kilomètres du centre-ville, son véhicule est tombé dans une embuscade tendue par ces hommes en armes que le pouvoir continue de traiter de « bandits armés ». Le véhicule a été criblé de balles et un des gardes du corps du commissaire de police en charge de la documentation a péri, sur le coup. Son collègue assis au siège arrière a répliqué et les assaillants se sont repliés dans un lieu inconnu mais sûr. Peu avant cet assaut, le rescapé commissaire de police affirme qu’il avait reçu des menaces de mort sans pouvoir connaître avec précision à quel niveau devrait avoir cette attaque. Outre les cadres et agents de la Documentation, ladite menace visait aussi les membres de la Police Nationale de la Documentation. Comme ils le font partout où ils signent des attaques pour signaler leur présence, les assaillants ont laissé des tracts indiquant qu’ils sont tout sauf des bandits. Leurs revendications sont essentiellement d’ordre politique. Mais les autorités burundaises font toujours la ridicule politique de l’autruche : aucun rebelle en perspective. Seuls des bandits armés écument les différents coins et recoins du pays. « Des bandits armés qui ciblent les corps de défense et de sécurité ? C’est tout de même absurde », s’interrogent les citoyens burundais, nargués par le cynisme du Chef de l’Etat. Nombreux sont ceux qui l’exhortent déjà à négocier avec ces rebelles pour éviter d’autres morts inutiles.
| Posted on July 18, 2011 at 2:09 AM |
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Quand le groupe des gens soit disant des bagumyabanga avec Jérémie Ngendakumana à la tête jure toujours qu’il n’y aura jamais des négociations, le Président de la République a annoncé au jour de l’indépendence que les négociations pourraient avoir lieu avec l’opposition ; C’est par cette nouvelle et au détournement de treize millions de dollars américains remboursés par le gouvenement ougandais que nous les Bagumyabanga fidèles à l’idéologie du Parti CNDD-FDD voulons communiquer aux burundais et à la communauté internationale ce qui suit : 1. Les investigations faites , montrent clairement que les cahiers venus de l’Ouganda ne dépassent pas le prix de deux millions de dollars américains. Au sein du parti C N D D-F D D , il n’y a aucune pièce justificative sur l’ achat de ces cahiers, signalons que le président de la République avait lui même annoncé que les cahiers venus de l’Ouganda n’ étaient qu’une aide. 2. Les Bagumyabanga fidèles à l’idéologie du Parti constatent que les treize millions de dollars américains remboursés par l’Ouganda ont tous été detournés. Et d’ailleurs , jusqu’aujourd’hui , le président de la République n’a jamais annoncé qu’il y a des cahiers achetés par le gouvernement burundais dans la dette rembourssée par le gouvernement ougandais. Les Bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti ont toujours demandé que la Ministre des Finances madame Clotilde NIZIGAMA soit destituée, car, c’est elle qui affirme toujours que les 13 millions ont été utilisés dans l’achat des cahiers. Ces bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti CNDD-FDD portent à la connaissance aux burundais et à la communauté internationale, que l’assemblée Nationale a négligé ce détournement alors qu’elle a été mandatée par le peuple pour le bien-être de la nation ; signalons aussi que la justice a été manipulée par le groupe déjà cité en condamnant l’honorable Manassé NOBONIMPA qui avait dénoncé ce détournement au lieu de poursuivre les voleurs des biens publics. 3. A propos des négociations annoncées par le président de la République, les bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti CNDD-FDD apprécient cette initiative, même si cela reste encore dans la parole, ils trouvent aussi que si ce pas est abouti, notre Parti CNDD-FDD pourra à son tour se réorganiser et accomplir sa mission et son ideologie qui est de servir le peuple burundais.4. Pour ces négociations, les Bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti CNDD-FDD, demandent aux politiciens burundais surtout ceux de l’ opposition d’amener des idées constructives, dans le but de combattre la mauvaise gouvernance qui caractérise le pouvoir actuel au lieu de mettre en avant la mise en cause des résultats des élections passées. 5. Pour le gouvernement, les bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti CNDD-FDD savent bien, que parmi les bagumyabanga, il y a un petit groupe mais puissant qui ne veut plus entendre le mot négocier ou dialoguer avec l’opposition. Pour cela, ils demandent le président de la République d’ entamer ces négociations le plus tôt possible en mettant d’abord l’ordre au sein de son propre parti et à l’intérieur du pays en général. 6. Pour les politiciens se trouvant à l’extérieur du pays y compris le porte parole des bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti, l’honorable Manasse NZOBONIMPA, ces bagumyabanga demandent que le desordre politique causé par l’actuel Ministre de l’Interieur, Monsieur Eduard Nduwimana (car, ce lui qui a entrainé : la division des parti politique, l’ emprisonement des gens à cause de leurs appartenence politiques) soit arrêté et que ce dernier soit demis de ses fonctions. 7. Les bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti CNDD-FDD rappellent que dans leur déclaration précédente ont demandé que les ministres Clotilde Nizigama, Eduard Nduwimana et Saidi Kibeya soient demis de leurs fonctions pour des causes bien précises et ils rappellent aussi que la corruption et le désordre qui se trouvent dans les ministères dirigés par ces trois ministres déshonorent notre parti CNDD-FDD et le pays en particulier. . 8. Les bagumyabanga fidèles à l’idéologie du parti CNDD-FDD remercient les burundais et les amis du Burundi qui ont toujours demandé le gouvernement burundais de dialoguer avec l’opposition ; le plus récent est le président de l’assemblée nationale de la France.
| Posted on July 18, 2011 at 1:55 AM |
Si tu n'arrives pas battre ton ennemi, fais de lui ton ami. C'est un adage que le CNDD-FDD est en cours d'expérimentation. Les problèmes de rébellions naissantes au Burundi ne rassurent pas le parti au pouvoir. Le CNDD-FDD vient de réaliser qu'il ne peut pas se permettre d'ajouter un autre problème interne lié à la gestion des révélations et à la personnalité de Manassé Nzobonimpa. Ce dernier a convaincu beaucoup de militants du CNDD-FDD qui l'ont rejoint au sein d'une nouveau parti politique encore en clandestinité. D'autres militants ont préféré rester au sein du parti au pouvoir mais rouler pour Manassé. Sous prétexte du 10 è anniversaire du parlement de l'East Africa, des émissaires ont rencontré Manassé La délégation burundaise à la commémoration du 10 è anniversaire était composée de Pie Ntavyohanyuma, président de l'Assemblée nationale burundaise, la député Marceline, Karenga Ramazani, Pascal Sesema et Nzeyimana Léontine. En marge des festivités à Kilmandjaro, Karenga et Sesema ont rencontré le député de l'East Africa Manassé. D'après les confidences de ces deux députés à leurs proches, ils ont essayé de convaincre Manassé d'arrêter son tapage médiatique pour venir s'exprimer au sein du parti CNDD-FDD. Paradoxalement, Manassé a été exclu du parti et nos deux députés ont participé à son exclusion. Ils ont décidément la mémoire courte. Ils auraient dit, pour le séduire, qu'ils partagent ses idées sur la corruption mais qu'ils restent dans le parti pour s'exprimer. Qui a déjà entendu Karenga et Sesema dire ce qui ne va pas au CNDD-FDD? Burundi News a contacté les proches de Manassé pour se rassurer. La rencontre a été confirmée. En plus, Karenga et Sesema ont reconnu que l'attaque contre Manassé à Kampala n'a pas été planifiée au parti. Ce n'est un secret pour personne que ce genre d'attaque se planifie au niveau des services de renseignements et l'accord définitif est du ressort du Président. C'est le BAB des services de sécurité. Il y a un certain niveau qui requiert l'accord verbal et non écrit du Président. Au ministère de l'intérieur, les contacts ont été maintenus Au ministère de l'intérieur, les contacts sont maintenus. Manassé est un danger pour le parti, autant lui montrer qu'il a beaucoup d'amis au pouvoir afin de faciliter le dialogue. Ces contacts cachent la nervosité du pouvoir face aux différentes attaques de la rébellion. La peur gagne le CNDD-FDD, les membres de la Documentation qui tuent la population civile et la police. Elle a changé de camp. La rébellion n'attaque pas les civils. Elle épargne même les militaires sauf dans des cas exceptionnels et accidentels comme à Mwaro. Cette rébellion séduit la population face à la répression sauvage, la corruption et l'injustice du pouvoir. Les chefs du CNDD-FDD ont besoin d'être solidaires mais la maison craque. Certains ont déjà compris que la maison CNDD-FDD est construite sur du sable mouvant. Certains cotiseraient au FNL. Indirectement, le Président Nkurunziza aussi. Tenez, ses cannes à sucre dans la Rukoko sont à la portée des rébellions. Il s'agit de beaucoup de centaines de millions investis. Pour éviter que ça soit brûlé, une enveloppe a été donnée à des intermédiaires au profit du FNL, probablement. Nkurunziza n'est pas le commerçant qui apparaît à ce business, il a des intermédiaires qui agissent à sa place. La politique de séduction déployée à l'égard de Manassé ne changera pas grand chose. Manassé est déjà à une phase de non retour. Le renoncement est pire que la poursuite.
| Posted on March 23, 2011 at 11:36 AM |
Les combats entre forces du colonel Kadhafi et rebelles se sont poursuivis mardi en Libye alors que Paris et Washington, leaders de la coalition, se sont accordés sur le rôle de l'Otan dans le commandement des opérations à venir. Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte) AFP - De violents combats opposaient mardi les rebelles aux forces pro-Kadhafi dans l'ouest de la Libye au quatrième jour de l'offensive aérienne internationale, alors qu'un accord a été trouvé entre Paris et Washington sur le rôle de l'Otan dans la coalition.
Mardi soir, des tirs de la défense anti-aérienne précédés et suivis d'explosions lointaines ont été entendus à Tripoli, selon un journaliste de l'AFP.
Sous le feu de l'armée, les insurgés de Zintan font de la résistance
Sur le terrain, les forces gouvernementales n'ont pas cessé les bombardements, selon les rebelles et des témoins, en dépit de l'annonce par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi d'un nouveau cessez-le-feu dimanche soir.
A Yefren (130 km au sud-ouest de Tripoli), "les forces de Kadhafi ont entrepris une offensive meurtrière lundi et mardi dans la région. Les combats ont fait au moins 9 morts à Yefren et beaucoup de blessés", a indiqué un habitant.
Dans la même région d'Al-Jabal Al-Gharbi, "il y a eu un renversement de situation dans la nuit (de lundi à mardi). Les forces de Kadhafi, qui tenaient une position à environ 10 km de Zenten et d'où elles bombardaient la ville, ont été contraintes d'abandonner cette position, sous le feu des rebelles", a indiqué un témoin, qui a dit par ailleurs avoir vu "pas mal de corps à la morgue de Zenten", des "victimes côté rebelle des combats des derniers jours".
A l'est de Tripoli, cinq personnes, dont quatre enfants, ont été tuées à Misrata, troisième ville du pays (200 km de la capitale), par des tirs de pro-Kadhafi, selon les rebelles. La veille, 40 personnes y avaient déjà été tuées et plus de 300 blessées.
Des chars et des snipers déployés dans la principale artère ont ouvert le feu "aveuglément", selon un porte-parole rebelle.
Un avion de chasse américain F-15 s'est écrasé lundi soir en Libye, en raison d'un "dysfonctionnement de son équipement", ses deux membres d'équipage se sont éjectés et on été récupérés, selon le commandant de l'opération internationale, l'amiral américain Samuel Locklear.
Commandement : Accord pour que l'Otan joue un rôle clé
Selon le régime libyen, la coalition a mené depuis samedi des raids sur Tripoli, Zouara, Misrata, Syrte ciblant notamment des aéroports, faisant de "nombreuses victimes" parmi les civils. Elle a aussi a visé lundi Sebha, un fief de Kadhafi (sud).
Mais l'amiral Locklear a affirmé que "Kadhafi et ses forces ne se conforment pas à la résolution de l'ONU et continuent d'attaquer les populations civiles libyennes". Selon lui, les forces du colonel Kadhafi doivent se retirer d'Ajdabiya et de Misrata (est) et de Zawiya (ouest).
L'usage exclusif de l'arme aérienne imposé par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU commence à montrer ses limites face à des forces loyalistes et rebelles de plus en plus imbriquées et indiscernables.
A Paris, le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées, a reconnu que "c'est une situation extrêmement complexe et difficile".
L'opération militaire de la coalition peut s'arrêter "à tout moment" si Mouammar Kadhafi se conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et accepte un cessez-le-feu, a déclaré le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.
Le secrétaire général de l'Otan a annoncé que les 28 ambassadeurs réunis pour le septième jour d'affilée "ont décidé de lancer une opération pour contrôler l'embargo sur les armes" destinées à la Libye, en assignant des navires et des avions à cette mission.
Déterminée à gagner la confiance du monde arabe et à garder une souplesse opérationnelle, la France entend limiter le rôle de l'Otan dans le commandement de la coalition en Libye, mais semblait mardi avoir fait des concessions à ses partenaires sur ce sujet.
Paris et Washington ont annoncé mardi soir être parvenus à un accord sur le rôle de l'Otan dans la coalition, mais l'ont présenté de façons sensiblement différentes.
Pour la Maison Blanche, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne sont tombés d'accord pour que l'Otan puisse jouer un "rôle clef" dans le commandement de l'opération.
Une expression que ne reprend pas la présidence française, qui évoque simplement un entretien téléphonique au cours duquel Barack Obama et Nicolas Sarkozy "se sont entendus sur les modalités d'utilisation des structures de commandement de l'Otan en soutien de la coalition".
Entre-temps, Londres a dit être en discussion avec des pays arabes en vue de "développer" la coalition, une volonté exprimée également par Washington et Ankara.
Le secrétaire général de l'ONU a appelé la Russie à coopérer à l'application de la résolution 1973 approuvant des raids aériens sur la Libye pour protéger la population libyenne, alors que le président russe, Dmitri Medvedev, s'est dit préoccupé par l'utilisation "sans discernement" de la force ainsi que la Chine qui a déploré les "victimes civiles" des frappes de la coalition.
Les pilotes de chasse canadiens ont renoncé mardi à bombarder un aérodrome pour ne pas risquer de toucher des civils, selon un haut responsable militaire.
Deux journalistes de l'Agence France-Presse et un photographe de l'agence Getty Images, arrêtés en Libye, sont à Tripoli et vont être libérés dans une "heure ou deux", a annoncé mardi soir à l'AFP un porte-parole du régime, Moussa Ibrahim.
Les journalistes de l'AFP Dave Clark (Britannique) et Roberto Schmidt (double nationalité colombienne et allemande), et le correspondant de Getty Joe Raedle (Américain), n'ont plus donné de nouvelles depuis vendredi soir.
Le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, fait face depuis le 15 février à une révolte qui a fait des centaines de morts et poussé plus de 300.000 personnes à la fuite.
| Posted on March 3, 2011 at 10:17 AM |
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Après la déclaration du secrétaire du conseil des sages du parti CNDD-FDD, Manassé Mbonimpa, le porte parole de ce parti a répondu à la déclaration de Manassé Nzobonimpa. Apprécié par le Président, Manassé Nzobonimpa est devenu l'homme qui ne connaît pas la façon de fonctionner au CNDD-FDD, qui n'est pas un grand intellectuel, d'après le porte parole du CNDD-FDD. Le CNDD-FDD est en train de démontrer aux Burundais que le Président place des hommes sans valeur. Comment se peut-il qu'un homme comme Manassé ait tant de défauts et mériter la représentation du Burundi dans le parlement East Africa ou être le numéro deux du conseil des sages du CNDD-FDD?
Manassé Nzobonimpa, a-t-il agi seul?
Manassé Nzobonimpa affirme ne pas être seul. Il serait suicidaire de sa part s'il n'a pas d'autres soutiens. Il est intéressant de se poser la question de savoir si le Président Nkurunziza ne se range pas derrière Manassé Nzobonimpa, pour lui donner l'occasion de frapper un grand coup dans son entourage. Nkurunziza serait un grand Machiavel. Si Nkurunziza n'est pas derrière lui, le parti CNDD-FDD devra se souder pour éviter l'implosion.
Est-ce que les idées de Manassé Nzobonimpa sont soutenues par beaucoup de militants? Est-ce qu'il a assez de soutiens sûrs ou des gens qui tournent le dos quand l'évolution des choses se compliquent. Plusieurs burundais évitent un engagement mais veulent récupérer les fruits d'un combat. Il suffit de jeter un coup d'oeil au CNDD-FDD. Il y a lieu de parier que ceux qui se sont battus dans le maquis ne sont pas bien placés dans le groupe des corrompus du pouvoir. A part certains généraux qui se comptent à moins de dix, qui n'ont même pas tiré une cartouche ou vu un champ de bataille, les autres sont des civils qui ont tout récupéré après l'arrivée des FDD à Bujumbura.
Manassé Nzobonimpa est probablement un de ces combattants du CNDD-FDD, en révolte contre la récupération mafieuse de la rébellion FDD.
La suite?
Manassé Nzobonimpa était parti en Tanzanie, juste après sa déclaration. Il est rentré de la Tanzanie ce matin 02/03/2011. Il bénéficie d'une immunité parlementaire de l'East Africa.
Une réunion du parti CNDD-FDD est prévue dans ces jours. Manassé Nzobonimpa sera limogé du parti. S'il est seul, il ne sera aussi que le seul à pleurer sur son sort. S'il est réellement avec d'autres membres influents, sa stratégie pourra porter des fruits
Par Gratien Rukindikiza
souce: burundi.news.free.fr
| Posted on February 18, 2011 at 4:31 AM |
L'ex-président malgache Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud, a annoncé jeudi qu'il allait retourner samedi dans son pays où il entend amorcer un dialogue pour "restaurer la démocratie", taxant d'"illégal" l'actuel régime qui a prévenu qu'il l'arrêterait.
"Je reviens pour amorcer un réel dialogue dont (le pays) a désespérément besoin", a déclaré M. Ravalomanana lors d'une conférence de presse à Johannesburg.
A Antananarivo, la ministre de la Justice de la Haute autorité, Christine Razanamahasoa, a prévenu mercredi qu'il serait arrêté dès son retour au pays en application de sa condamnation à la détention à perpétuité.
"Je connais les risques que j'encours à mon retour mais je ne peux me permettre de les laisser nous empêcher de restaurer la démocratie. Je n'ai rien à craindre, je n'ai rien fait de mal", a déclaré M. Ravalomanana. "Seul un réel consensus national, forgé par le peuple malgache au travers de discussions directes dans notre propre pays, peut restaurer la démocratie et assurer que personne ne puisse plus jamais prendre le pouvoir illégalement à Madagascar", a-t-il poursuivi.
Le régime actuel, sous la direction de son ancien opposant Andry Rajoelina, est "illégal", a martelé M. Ravalomanana, contraint en 2009 de remettre ses pouvoirs à un directoire militaire face à la contestation populaire. "Je suis le président démocratiquement élu de Madagascar, le président aux termes de la Constitution", a-t-il asséné.
En 2009, le directoire militaire avait immédiatement transféré le pouvoir à M. Rajoelina, aujourd'hui à la tête d'une Haute autorité de transition.
L'ancien président Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité en août 2010 pour la mort d'une trentaine de manifestants devant le palais présidentiel le 7 février 2009.
Fin janvier 2011, l'émissaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) Leonardo Simao a proposé aux différentes parties une feuille de route pour la sortie de crise, recommandant notamment que M. Ravalomanana ne rentre pas à Madagascar avant "l'instauration d'un climat politique et de sécurité stable". Ce schéma a été accepté par les partis favorables au régime en place.
"Il ne s'agit pas d'une feuille de route officielle de la SADC mais d'une proposition d'un individu au sein d'une équipe de médiation", a dénoncé jeudi l'ancien président. "Il s'agit d'un plan de transition qui entérine un coup d'Etat, conçu afin de me garder hors de Madagascar et m'éloigner de toute participation politique", a-t-il lancé, estimant que la proposition était "un mauvais exemple pour l'Afrique".