| Posted on May 27, 2010 at 2:52 AM |
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Johnnie Carson
Assistant Secretary, Bureau of African AffairsTestimony before the House Foreign Affairs Committee Subcommittee on Africa and Global Health
Washington, DC
May 25, 2010
Burundi
We are keeping a close eye on upcomingelections throughout the region. Burundi has just held the first offive separate elections for local and national level institutions. Thiselection marathon will continue through September 7, with importantpresidential elections on June 28 and national assembly elections onJuly 23.
Through our foreign assistance and public diplomacyprogramming, as well as our direct observation of the electoralprocess, we have regularly seized public and private opportunities toreinforce the message, across a broad political spectrum, that credibleelections and legitimate transfer of power are necessary for Burundi’slong-term stability and economic growth. Credible elections and apeaceful post-election transfer of power will also enable a broader anddeeper U.S.-Burundian partnership in the future.
Burundians andinternational observers alike are hopeful that all the elections willbe conducted in a free, fair, and peaceful manner. There is no armedrebellion. The last rebel group (the FNL) has demobilized, largelyintegrated into the security forces and government, and formed apolitical party. The political arena is diverse and open, withtwenty-three political parties competing in the first (communal level)elections on May 24; six of these parties are competing nationwide. Thepolitical parties appear satisfied with the neutral and transparentconduct of the National Independent Electoral Commission (CENI). Themedia are relatively free and professional and have mobilized to poolresources and share their election coverage. Burundian civil societyhas mobilized to observe the elections and to monitor outbreaks ofviolence.
And, all political parties, including the rulingparty/government, have welcomed international observers. The U.S.Embassy in Bujumbura, reinforced by several senior State Departmentofficers from Washington, is deploying observers throughout thecountry. African states and regional organizations – including theAfrican Union, East African Community, International Conference of theGreat Lakes Region and European Union – plan to observe the elections.The United Nations Integrated Office in Burundi (BINUB) is coordinatingdonor assistance to the electoral process.
Despite our optimisticscenario, there are still approximately 200,000 weapons in circulationin the country and many uneducated, unemployed, frustrated and youngpeople are particularly susceptible to political manipulation. Membersof the ruling party at all levels have used government resources andstate authority for elections advantage, and some have intimidatedopponents. There have already been repeated – and sometimes violent –clashes between the members of the five major rival parties. Mostalarming, two members of the Movement for Solidarity and Democracy(MSD) party, who were active at a May 13 rally, were murdered the sameday.
The U.S. Government has consistently and repeatedlycautioned the government’s leadership as well as leaders of all thepolitical parties about the need to avoid intimidation, provocation andviolence. In addition, we have called on the government security forcesand prosecutors to accelerate the investigations and prosecutions ofthose responsible for these election-related incidents, as well asthose responsible for other politically motivated crimes committed inthe past year, such as the April 2009 murder of the vice chairman ofthe National Anti-Corruption and Economic Malpractice Agency.
TheGovernment of Burundi’s recent decision to expel a Human Rights Watch(HRW) researcher, on the grounds that a recent HRW report is biasedagainst the government and the ruling party, is disturbing. It appearsto be another step on the part of the Government and ruling party toclamp down on foreign and domestic NGOs that it considers to be a formof unwelcome political opposition.
We have conveyed our concernsto Burundian officials in both Washington and Bujumbura, and have urgedthe Government to reconsider its decisions and to engage inconstructive dialogue with NGOs and civil society. A healthy andfunctioning civil society is fundamental to the long-termsustainability of peace, good governance, and economic growth inBurundi.
Mr. Chairman and Members of the Committee, I want tothank you for the opportunity to appear before you today. I will behappy to answer any questions you may have.
| Posted on May 27, 2010 at 2:33 AM |
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Plusieurs Burundais attendent les preuves de la contestation des élections communales. Il va de soi que les preuves sont nécessaires pour étayer les protestations. Sans entrer dans des polémiques, nous ferons sortir les éléments saillants :
* Dans certains bureaux de vote, les mandataires politiques ont été priés de sortir et les bureaux de vote ont été fermés pour le dépouillement. Ce qui a facilité des tricheries ou des changements des urnes.
* Les PV de la commune de Kiremba sont introuvables. Où sont-elles passées? Même la CEPI ne donne pas de réponse.
* Dans la commune de Nyabihanga en province Mwaro, les mandataires politiques, qui avaient signé des PV dans lesquels le FNL était en tête, ont été réveillés à minuit chez eux par des gens qui les menaçaient de signer d'autres nouveaux PV. Ils ont accepté de signer par contrainte.
* Les mandataires politiques n'ont pas eu tous des copies de PV. Les mandataires très regardants ont eu des menaces souvent véhiculées par la police présente. Certains ont eu peur et sont restés dehors.
* En commune de Nyanza Lac, le dépassement de voix par rapport aux inscrits est de 11 000 voix. En commune de Rugazi, 6 000 voix plus que les inscrits.
* En province Bubanza, commune Rugazi, le MSD a eu 424 voix dans le camp Muzinda. Ce camp est dans la commune Rugazi et les voix sont rassemblées dans cette commune. Le MSD a eu moins de 404 voix reçues dans le camp Muzinda.
* En province de Kayanza, le MSD n'avait pas présenté de liste dans la commune de Butanganzwa et Kabarorere. Or, dans ces communes, le MSD a eu plus de 300 voix alors qu'il n' y avait pas de bulletins de vote dans ces bureaux. Ceux qui avaient bourré les urnes n'ont pas intégré cette donne. Par ailleurs, dans une autre commune, le MSD n'a pas eu de voix sous prétexte que sa liste a été invalidée alors qu'il y avait des bulletins de vote dans le bureau.
* Un logisticien de la CENI avait écrit une lettre pour signaler les tricheries qui viennent de se passer et personne n'avait pas fait attention. Il a été remercié mais payé sans exercer son activité.
* Une imprimerie locale aurait imprimé des bulletins de vote qui ont servi en dehors des urnes officielles.
* A Muramvya, le président du CNDD-FDD, Jérémie Ngendakumana, a été attrapé la main dans le sac en transportant des urnes. Ceux qui ont voulu l'arrêter pour lui poser des questions ont eu affaire à la police.
* L'encre indélébile était effaçable. Elle pouvait facilement se laver à l'eau. J'ai entendu à la radio le président de la CENI dire qu'il faut l'agiter après chaque 5 minutes. Soit, c'est une fausse encre indélébile, soit une encre d'occasion. Des gens pouvaient voter plusieurs fois. La preuve a été fournie à Buyenzi par la télévision Renaissance où une personne a voté trois fois.
* A Gasorwe, un mandataire d'un parti politique a refusé de signer un PV sur lequel son parti avait 0 voix. Il a expliqué que, au moins, il est sûr qu'il a voté pour son parti. Même si les autres avaient voté d'autres partis, sa voix n'était pas dans le PV, sans parler d'autres électeurs de ce parti.
* Une information à confirmer. Des voix exprimées seraient plus de 4 millions sur moins de 3, 3 millions d'inscrits. Si c'était vrai, en fonction d'un arrêté de la CENI, l'écart de plus de 10 % renverrait automatiquement les électeurs aux urnes pour reprendre les élections. Le retard de la CENI au niveau de la publication pourrait expliquer la volonté de cacher cet élément.
* Dans plusieurs endroits, les urnes se transportaient à vélo ou sur la tête. Il arrivait qu'une personne seule transportait une urne non dépouillée. La personne pouvait l'échanger. C'est ce qui s'est passé en certains endroits car il y a eu des urnes retrouvées.
* Une coupure de courant dans tout le pays au moment du dépouillement. Rares sont les coupures de courant dans tout le pays en même temps. Cette coupure pouvait être préméditée pour échanger des urnes.
* Dans des bureaux où la tricherie était impossible, le CNDD-FDD n'a pas été le premier. C'est le cas dans certains quartiers de Bujumbura.
* Le score m'a été annoncé 9 jours avant. Un cadre du CNDD-FDD m'avait annoncé le score pronostic. Le CNDD-FDD obtenant 75 % de voix, le FNL 8 %, l'Uprona 7 % comme le Frodebu et le MSD-UPD chacun 1 %. Ce que j'avais pris pour une plaisanterie est devenu presque une réalité. Le score de l'Uprona a étonné. Voilà aussi l'Uprona qui ne s' associe pas avec l'opposition. Certains mandataires disent que l'Uprona a utilisé certaines méthodes non catholiques.
* Qui a voté pour le CNDD-FDD? C'est la question que les Burundais se posent à Bujumbura et à la campagne aussi. Qui vote au Zimbabwé pour Mugabe?
| Posted on May 21, 2010 at 9:52 AM |
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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Arrestation du Président de PA-Amasekanya et 8 personnes soupçonnées d’appartenir à ce Mouvement.
Ce dimanche le 16 mai 2010 à dix heures du matin, cinq camionnettes remplies de policiers ont encerclé l’Ir Rutamucero Diomède et l’ont arrêté alors qu’il faisait son sport dominical au niveau des bureaux d’OTRACO, quartier industriel.
Ces policiers disaient qu’un de leurs collègues a été frappé par les membres de PA-Amasekanya et que son téléphone motorolla a été pris par quelqu’un qui faisait partie du groupe. Cette personne a remis le téléphone à un autre policier en tenue, qui a informé ces chefs qu’il venait de récupérer le téléphone.
Les policiers disaient que l’incident a eu lieu au quartier III de la commune Ngagara.
Les personnes arrêtées avec l’Ir Rutamucero Diomède ont été amenées aux cachots de la BSR. Elles y ont trouvé deux autres personnes arrêtées au quartier III à Ngagara. Elles avaient été sérieusement torturées par le chef de poste de police à Ngagara qui était à l’origine de l’incident.
Ce policier a déclaré devant les autres policiers que l’Ir Rutamucero Diomède n’était pas sur le lieu de l’incident et qu’il a été arrêté très loin de ce lieu.
L’opinion pense que c’est un montage pour arrêter le Président de PA-Amasekanya pendant cette période électorale. Surtout que le Mouvement qu’il dirige a appelé ses membres et sympathisants de ne pas participer aux élections en cours. Ce coup monté est flagrant que le policier à l’origine du problème était habillé en civil et aurait tenté d’empêcher seul, un groupe de jeunes gens qui faisaient le sport en dénonçant ceux qui ont commis le génocide contre les Tutsi. Il a appelé un renfort d’autres policiers avec son motorolla alors qu’il était à l’intérieur du groupe.
Beaucoup de camionnettes de policiers ont répondu à son appel sans tarder. Ce qui veut dire que les policiers étaient en stand by pour arrêter l’Ir Rutamucero Diomède.
Pendant cette période électorale de tension, les policiers et les civils devraient éviter les provocations. Personne ne devrait être arrêté parce qu’il ne participe pas aux élections.
C’est lundi le 17 mai 2010 à 17h30 que l’Ir Rutamucero et 5 autres personnes arrêtées au même endroit que lui ont été libérées. Le commissaire- adjoint de la municipalité de Bujumbura a conclue qu’après analyse des interrogatoires, il a décidé de les laisser partir chez eux. Pour les trois autres, c’est le parquet qui décidera. Ces trois ont juré aussi qu’ils n’avaient rien à voir avec l’incident du policier et qu’ils ne faisaient pas le sport avec ceux qui se sont bagarré avec le policier.
Certains hauts gardés de la police tenaient à garder l’Ir Rutamucero Diomède en prison mais d’autres ont refusé de garder un non- fautif. C’est ce genre de policiers que le pays devrait avoir.
Tous contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.
Fait à Bujumbura, le 18 mai 2010
PA-Puissance d’Autodéfense-Amasekanya
Oscar Ngendanzi
Porte-Parole
| Posted on May 21, 2010 at 9:23 AM |
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Le président de la CENI vient d'annoncer avec un air grave le report des élections communales qui devaient se tenir demain. Les élections se dérouleront le dimanche 23 mai 2010. 
Communiqué de la CENI lu à la radio
Le communiqué entendu à la radio est reproduit comme suit :
Les élections sont reportées en raison des problèmes relatifs aux bulletins :
* Les bulletins de vote ont été livrés en quantité insuffisante pour les partis politiques et les indépendants. La commande a été faite et livrée à la CENI mais les chiffres émargés sur les cartons ne correspondent pas aux quantités empaquetées.
* Confusion dans la production et l'emballage des bulletins de vote. Le cas du Frodebu Sahwanya et du Frodebu Sahwanya Nyakuri, iragi rya Ndadaye. Ce qui a occasionné un surnombre chez les uns et un déficit chez les autres.
* Le report de 2 jours va permettre à la CENI de préparer les quantités ajustées des bulletins de vote nécessaires et pour acheminer dans les différents centre de bureau de vote.
Durant cette période de repos, la distribution des cartes se poursuivra jusqu' au samedi à 17 heures.
La CENI demande à la population de garder son calme.
Les dessous de ce report des élections
Le problème logistique en langage non diplomatique est le sabotage organisé par le CNDD-FDD via le logisticien de la CENI, un certain Gélius et aussi la société ougandaise qui avait trempé dans le dossier des cahiers ougandais avec le Président Nkurunziza.
Il était organisé une pénurie des bulletins de vote du FNL, du MSD, de l'UPD, l'UPRONA et du Frodebu. Le CNDD-FDD avait des bulletins en nombre suffisant. Sur les paquets, les spécimens exposés montraient bien ceux d'un parti X mais on trouvait à l'intérieur un parti Y comme le Frodebu Nyakuri.
Je reconnais que le parti UPD avait soulevé ce problème de logistique mais personne n'avait voulu l'écouter. Demain, c'est le problème informatique qui se pointe à l'horizon. Une tricherie dans le système est organisée par le pouvoir. Les partis de l'opposition doivent s'organiser, tenir un bureau national des élections pour rassembler les PV des communes et tenir leurs statistiques.
Le CNDD-FDD pris en flagrant délit
Le CNDD-FDD avait tablé sur la violence au cours de ces élections. Les Burundais, ayant constaté qu'il manquait des bulletins de vote des partis de l'opposition, auraient protesté, des fois violemment. Cette situation permettrait de jeter en prison surtout Rwasa et Sinduhije. Ainsi, les élections se seraient durcies et les tricheries se feraient au grand jour. La situation aurait été intenable pour la CENI. Des affrontements dans tout le pays auraient poussé le très moins démocrate Nkurunziza à annuler les élections et prolonger son mandat.
Le président de la CENI, Pierre Claver Ndayicariye a été courageux pour sa décision car il a évité le pire. Cependant, la CENI doit faire une enquête interne pour se débarrasser des saboteurs envoyés par le CNDD-FDD. Burundi News avait déjà rapporté que le CNDD-FDD était confiant en disant qu'il a des gens au sein de la CENI.
Les prémisses de la violence le jour des élections
A Bwambarangwe en province de Kirundo, des barricades étaient déjà érigées pour empêcher les gens d'aller voter. Ces militants zélés du CNDD-FDD n'avaient pas encore entendu le report des élections. Les forces de l'ordre sont déjà au courant. Si dans cette commune des barrages s'érigent encore une fois, il y aura une complicité de la direction de la police.
La ministre des finances vient de débloquer en urgence 800 millions de francs bu au profit de la Documentation Nationale en dépense urgente. Soit, le Président Nkurunziza n'a plus d'argent pour distribuer. Le Falcon, le pétrole nigérian, les mines, les cahiers ougandais n'ont pas suffi. Soit, la Documentation prépare une action de grande envergure pour déstabiliser le peuple burundais.
A Kabezi, 8 agents de la Documentation viennent d'être arrêtés en possessions des armes. Etaient-elles à distribuer?
Le départ du CNDD-FDD du pouvoir sera comme une libération du peuple burundais.
Burundi News persiste et signe. Un plan de déstabilisation est en cours sur commande du Président Nkurunziza et exécuté par le colonel Nikiza David. Certains généraux ex- FDD sont opposés mais le Président tient à imposer la violence
| Posted on April 29, 2010 at 11:43 AM |
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Alexis Sinduhije, candidat aux présidentielles de 2010 et Président du MSD Alexis Sinduhije, candidat à la présidence pour le Msd, a présenté ce jeudi 29 avril 2010 à la presse son projet de société pour la campagne électorale prochaine.
Selon lui, le projet de société du parti qu’il dirige s’articule au tour de trois points essentiels, à savoir l’agriculture, les infrastructures publiques et privées ainsi que la politique de l’emploi pour la jeunesse.
Selon le président du parti Msd, Alexis Sinduhije, il y aura une nouvelle politique dans la privatisation car la privatisation actuelle se fait d’une façon illicite, comme le regrette le président de ce même parti.
Un autre point essentiel selon le président du parti Msd est la justice qui, selon lui, n’est pas libre car elle travaille actuellement pour le compte du gouvernement. Alexis Sinduhije se dit capable de punir, une fois élu, les responsables des grands crimes comme les assassinats politiques ainsi que les crimes économiques.
Alexis Sinduhije passe à la vitesse supérieure en affirmant que les massacres des hutus de 1972 au Burundi sont qualifiés comme génocide contre cette population, car, estime-t-il, « c’est le pouvoir de l’époque qui a exécuté des innocents à commencer par les intellectuels ». Alexis Sinduhije reconnaît aussi que les tutsi ont été tués « sélectivement » en 1993 après la mort du président Ndadaye.
Ces assassinats qui ont été suivi, pour la plupart de fois, par des vengeances n’ont pas été jugés par les pouvoirs qui se sont succédé au Burundi, a déploré le président du Msd. Sur ça, Alexis Sinduhije préconise une chambre criminelle pour punir les auteurs des crimes qui se sont succédé au Burundi.
Notons que la date du 29 avril coïncide avec l’assassinat du roi Ntare5 Ndizeye ainsi que l’élimination sélective et systématique des intellectuels hutus, jeunes élèves inclus.
| Posted on March 28, 2010 at 2:07 AM |
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Le Lieutenant-Général Germain Niyoyankana, ministre burundais de la Défense et des Anciens Combattants est bien retourné au pays. Mais il est très inquiet du feu qui couve depuis plusieurs mois dans ses troupes. Il l’a en effet fait savoir au cours d’une conférence de presse organisée en catastrophe dans son propre cabinet le 23 mars. « Depuis que je suis dans ce corps de défense, je n’avais jamais vu une pareille crise, la situation est vivement inquiétante mais je dois rappeler à ceux qui sont derrière ce mouvement que le chaos ne va pas leur profiter, ils ont donc intérêt à arrêter de planifier l’anarchie pour exprimer leur revendication », a-t-il fait remarquer. Manifestement, les militaires ont le doigt sur la gâchette. Et selon certaines indiscrétions, la situation sera immanquablement explosive si à la fin de ce mois de mars, le gouvernement ne leur cède pas l’argent qu’ils ne perçoivent pas alors qu’il leur revient « de droit ». « C’est du vol organisé et nous allons montrer que nous ne pouvons pas nous laisser indéfiniment voler par ces hauts gradés qui s’enrichissent à vue d’œil en nous privant de nos droits fondamentaux », s’indigne un jeune capitaine. Ils sont tous enragés, mais plus solidaires que jamais. Qu’ils soient des ex-rebelles ou des ex-militaires estampillés FAB, tous les éléments de ce corps de défense s’accordent en effet sur l’urgence de s’insurger avec fracas pour réclamer leur dû. Comme pour tenter de les diviser en caressant la corde ethnique, le général Godefroid Niyombare, chef d’état-major général de l’armée, a récemment demandé à ses anciens compagnons de maquis de ne jamais oublier d’où ils sont venus et pourquoi ils s’y étaient engagés. Mais il n’a eu que dédain et refus catégorique de dialogue. Pendant sa conférence de presse, le ministre de la Défense n’a pas manqué de décocher une flèche venimeuse envers les acteurs politiques qui tirent sur les ficelles en même temps qu’ils instrumentalisent les jeunes militants de leurs partis pour les préparer à semer le désordre en cette période électorale. « Ils sont partout et nous les voyons dressés les uns contre les autres ; c’est inquiétant et demain la situation risque d’être incontrôlable, je pense que les politiciens devraient arrêter de jouer avec le feu en cessant d’instrumentaliser cette jeunesse », insiste-t-il.
| Posted on March 26, 2010 at 1:13 PM |
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Elections générales de 2010 au Burundi:
Plan de fraude électorale du CNDD-FDD
et de maintien du Président Pierre NKURUNZIZA au pouvoir
Depuis les premières tractations pour le lancement du processus électoral, en vue des consultations populaires successives de 2010, le Président de la République, Monsieur Pierre NKURUNZIZA et son parti, le CNDD-FDD, très conscients de leur désaffection grandissante dans le pays et du risque réel de perdre les élections, au profit de nouveaux partis émergeants de l’opposition, en l’occurrence l’UPD-Zigamibanga, le MSD et le FNL, ont clairement montré leurs intentions d’organiser des élections truquées et taillées sur mesure pour faire barrage, au besoin par la force, à une alternance politique devenue de plus en plus évidente au sommet de l’Etat et dans ses institutions dirigeantes. De source bien informée et très proche du pouvoir de Bujumbura, il existe un plan rigoureux, systématique, progressif et alternatif de fraude électorale du CNDD-FDD et de maintien au pouvoir du Président NKURUNZIZA, en dix points, qui sont respectivement et successivement :
1.La mise en place d’une « Commission Electorale Nationale Dépendante » inféodée au CNDD-FDD et très dévouée à sa cause politique;
2.Le contournement et la neutralisation d’une « Commission Electorale Nationale Indépendante » qui serait politiquement neutre et échapperait au contrôle du CNDD-FDD et du Président Pierre NKURUNZIZA ;
3.La mise en œuvre d’un terrorisme et de violences politiques soutenus et constamment amplifiés contre les principaux partis de l’opposition (UPD-Zigamibanga, MSD, FNL), les associations les plus actives de la société civile et les medias jugés hostiles au pouvoir et au CNDD-FDD, à travers l’opération “Canon sans recul” exécutée par la « police présidentielle » et la « milice IMBONERAKURE du CNDD-FDD », avant, pendant et après les élections ;
4.La mise à contribution illégale et inconstitutionnelle des éléments des forces de défense et de sécurité dans la propagande politique du CNDD-FDD et la diabolisation idéologique des principaux partis de l’opposition ci-haut cités: UPD-Zigamibanga, MSD et FNL;
5.La falsification et le trucage du fichier électoral, notamment à travers les fraudes dans le recensement électoral, l’attribution de la carte nationale d’identité et l’enregistrement des électeurs au rôle ainsi que dans le recrutement d’un operateur informatique dévolu au CNDD-FDD pour une gestion partisane et orientée des résultats de vote ;
6.Le refus et le report sine die par le Président NKURUNZIZA de la signature du décret de convocation des électeurs prévue un mois et demi avant les premières élections, selon le calendrier électoral que la « Commission Electorale Nationale Indépendante » doit établir – a déjà établi -, soit le 6 avril 2010, pour créer une situation à l’ivoirienne et prolonger de facto son mandat, au delà du terme constitutionnel fixé au 25 aout 2010;
7.La création d’une insécurité ou d’une insurrection grave dans le pays pour décréter l’impossibilité de la tenue d’élections libres et du respect du calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante et négocier conséquemment, avec l’opposition, à l’ivoirienne toujours, une transition démocratique que Pierre NKURUNZIZA et le CNDD-FDD piloteront;
8.La proclamation très hâtive de résultats mensongers et de la victoire électorale du CNDD-FDD et de son candidat, Monsieur Pierre NKURUNZIZA, par le Ministre de l’Intérieur en lieu et place de la Commission Electorale Nationale Indépendante, suivie d’attaque des bureaux de centralisation électorale et de la destruction des documents et des pièces électoraux à conviction pour effacer toute trace gênante;
9.L’intronisation de Pierre NKURUNZIZA dans la précipitation et le forcing, à la Kenyane, avec la bénédiction de la Cour Suprême et de la Cour Constitutionnelle, sous la présidence des tristement célèbres Ancile NTAKABURIMVO et Christine NZEYIMANA, statuant sur la régularité de leur validation et la légalité des institutions qui en sont issues ;
10. L’ouverture de négociations politiques en vue d’une transition démocratique qui sera pilotée par Pierre NKURUNZIZA et le CNDD-FDD en cas de contestation électorale de l’opposition, d’absence de coopération de la Commission Electorale Nationale Indépendante et de protestation de la communauté internationale.
Au stade actuel de l’évolution du processus électoral, un bon nombre de points constitutifs de ce plan machiavélique ont été déjà dévoilés et mis en œuvre par le CNDD-FDD avant d’être heureusement déjoués par la vigilance des forces vives et des démocrates de la nation regroupés au sein des partis politiques et de la société civile, avec la collaboration très hautement patriotique et responsables de la Commission Electorale Nationale Indépendante et la coopération appuyée de la communauté internationale.
Nul n’ignore, en effet, l’énergie, les moyens et le temps qui ont été dépensés et perdus pour contraindre le CNDD-FDD et le Président Pierre NKURUNZIZA à renoncer à la commission pro-CNDD-FDD dirigée par Clotilde NIRAGIRA, une personnalité très contestée dans l’opinion nationale et dans les milieux politiques burundais pour son implication dans les montages et la gestion des scandales politiques, judiciaires et administratifs du régime NKURUNZIZA, du temps où elle était successivement ministre de la justice et de la fonction publique.
Qui ne se remémore pas encore les tracasseries administratives, matérielles et financières infligées à la Commission Electorale actuelle, par le CNDD-FDD et son gouvernement, pour l’affaiblir, la rendre inefficace et entacher sa grande crédibilité, pendant qu’ils créaient parallèlement, au sein du Ministère de l’Intérieur qu’ils contrôlent d’une main de fer, un département chargé des élections et richement doté en ressources, en vue de s’assurer une main mise totale sur la gestion du processus électoral à leur avantage exclusive?
Qui a déjà oublié les nombreuses tricheries et les manœuvres multiples effectuées ou tentées par les administratifs, les cadres et militants du CNDD-FDD, à tous les niveaux et sur toute l’étendue du territoire national, pendant la phase d’identification et d’enregistrement des électeurs, pour gonfler artificiellement l’électorat de leur parti aujourd’hui en chute libre et limiter l’inscription au rôle d’électeur les citoyens appartenant ou présumés appartenir aux principaux partis d’opposition, particulièrement l’UPD-Zigamibanga, le MSD et le FNL ?
Quel citoyen burundais épris de paix, de démocratie et du respect de la Constitution de la République n’a pas été consterné et stupéfait, en apprenant tout récemment, dans les medias écrits et parlés, la participation très active de hauts officiers de l’armée et de la police nationale, sensés être politiquement neutres, aux activités de propagande du parti CNDD-FDD, tout en diabolisant les formations politiques rivales, en l’occurrence l’UPD-Zigamibanga, le MSD, le FNL et le FRODEBU et en menaçant leurs militants de représailles politiques et militaro-policières ?
Qui n’est pas à ce jour renseigné sur les violences et la répression politiques exercées régulièrement et impunément par le régime du CNDD-FDD sur les leaders, les militants, les permanences et les symboles des partis UPD-Zigamibanga, MSD et le FNL, sur les associations de la société civile comme l’OLUCOME, le FORSC et les syndicats d’enseignants notamment et sur les medias tels que Arc-En-Ciel, Net Press et la RPA?
Après avoir amèrement constaté le démontage et la mise à l’échec systématiques des autres stratégies de fraude électorale, par les forces vives de la nation, opposés à toute démarche qui viendrait remettre en cause les acquis de la démocratie et du processus de paix au Burundi, le parti CNDD-FDD et le Président Pierre NKURUNZIZA sont décidés, et on les voit déjà à l’œuvre, à poursuivre les actes de violence contre l’opposition politique formée principalement de l’UPD-Zigamibanga, du MSD et du FNL, la société civile et certains medias, en les amplifiant, en les diversifiant et en les généralisant, pour créer une situation chaotique dans le pays qui justifierait politiquement le report des élections et la négociation d’une transition démocratique à leur profit ou qui rendrait tout simplement impossible la tenue d’élections libres, transparentes et équitables. La date du 06 avril 2010 constitue donc, pour le Président NKURUNZIZA, un test de bonne volonté politique ou de déclaration de guerre contre son peuple !
Le dernier simulacre de coup d’Etat avorté ou mieux, mal joué, qui a couvert de ridicule la haute hiérarchie militaire, les récents et imposants attroupements militaro-policiers de la nuit du 15 au 16 mars qui ont créé la panique généralisée dans la capitale Bujumbura et sur lesquels plane toujours un véritable mystère, même si le Ministre de la Sécurité Intérieure, le Général Alain Guillaume BUNYONI a tenté de rassurer la population, sans succès, en parlant de rumeurs non fondées, ainsi que le pourrissement actuel et écœurant des activités scolaires où la police joue désormais le rôle des enseignants en grève, procède justement de cette stratégie politique délibérée du parti au pouvoir et du gouvernement qui en est issu.
Ces choix politiques suicidaires du CNDD-FDD et du Président NKURUNZIZA ne laissent évidemment pas indifférents les communautés nationale et internationale qui, à travers des rapports diversifiés, dénoncent unanimement cette dérive dictatoriale et anti-démocratique du pouvoir et appellent à la vigilance citoyenne, tout en interpellant là des dirigeants actuels.
La récente déclaration de la Secrétaire d’Etat Américaine, Madame Hillary Clinton, la lettre historique d’un des deux Sénateurs de Wisconsin au Président Américain Barack OBAMA, les différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’Union Européenne et les rapports successifs des ONGs Human Rights Watch et International Crisis Group, dont les derniers en date, sur le Burundi, constituent un sévère avertissement ultime du très long processus de paix.
Le CNDD-FDD et le Président NKURUNZIZA, qui continuent l’exécution du plan de fraude dénoncé, à marche force, devraient comprendre que le scenarii à l’ivoirienne, à la kenyane ou à la zimbabwéenne qui leur semblent chers, ne feront pas recette au Burundi, car tous les acteurs, à savoir les partis politiques, la société civile, les medias, la Commission Electorale Nationale Indépendante, la population et la communauté internationale veillent au grain pour défendre la tenue d’élections libres et démocratiques et le strict respect du verdict des urnes.
Comme ils ont vaillamment résisté, avec grand succès, à l’UPRONA et à BUYOYA respectivement en Octobre 1993 et en Mai 2003, au FRODEBU et à NDAYIZEYE en 2005, ils ne peuvent que réussir, unis et engagés, contre le plan de déstabilisation du pays par le CNDD-FDD.
| Posted on March 9, 2010 at 10:59 AM |
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Reproduction intégrale du discours prononcé par le prince Louis RWAGASORE, le 19 septembre 1961,
au lendemain de la victoire de son parti, l’UPRONA, aux élections législatives du 18 septembre 1961
Mes chers compatriotes,
J’ai l’honneur et le plaisir de m’adresser à vous en ce moment décisif. Le peuple murundi vient de choisir ses dirigeants nationaux et de se prononcer sur son avenir dans un climat de calme et de paix qui l’honorent.
Dans toute compétition, fut-elle politique, il y a un gagnant et un perdant, et l’UPRONA, de par votre libre volonté est sorti vainqueur des élections législatives et formera demain le premier Gouvernement du Burundi autonome.
Mais le vainqueur et le perdant sont tous des Barundi, membres de la même famille nationale, enfants d’un même Mwami. Le Burundi a besoin de tous, à quelques partis politiques qu’ils appartiennent. C’est pourquoi, mes chers compatriotes, la victoire électorale d’aujourd’hui n’est pas celle d’un parti mais le triomphe de l’ordre, de la discipline, de la paix, de la tranquillité publique.
Car sans autorité forte, aucun pays ne connaît l’ordre, la paix, la tranquillité. Sans autorité forte, point de progrès. C’est aussi le triomphe de la démocratie telle que le peuple murundi la comprend et la veut, c’est-à-dire la véritable justice sociale plutôt que des formes extérieures d’une démocratie de surface. L’heure est arrivée de se pencher sur les véritables problèmes de la nation : problèmes économiques surtout, problèmes de la terre et de l’émancipation sociale du petit peuple, problèmes de l’enseignement et tant d’autres, auxquels nous cherchons et trouverons des solutions qui nous sont propres.
Il faut surtout que les habitants du Burundi se sentent en paix et en sécurité, que personne ne se croit menacé et que chacun ait confiance dans la protection du Gouvernement. C’est pourquoi ce Gouvernement qui sera formé bientôt aura comme premier devoir de sévir sévèrement contre tout fauteur des troubles, les irresponsables quels qu’ils soient. J’exhorte surtout plus spécialement les partisans et amis de l’UPRONA à se montrer dignes de la victoire du Parti. Les militants actifs doivent agrandir le cercle de nos amis, tendre loyalement et cordialement la main aux adversaires d’hier et non étaler de l’orgueil ou de l’insolence.
Le Comité National de l’UPRONA sera sans pitié pour ceux de ses partisans qui ne respectent pas ce mot d’ordre impératif de courtoisie, de tolérance et de respect d’autrui, car le Parti ne tolérera pas que le prestige, l’honneur et l’avenir de la Patrie soient compromis par des paroles ou des gestes irréfléchis de quelques exaltés.
La campagne électorale est terminée, le passé doit être oublié et il ne faut plus penser qu’à l’avenir qui est prometteur si nous voulons et si nous agissons en conséquence.
Par conséquent, les hommes qui permettront de décourager ou importuner les étrangers ou les adversaires politiques, sous prétexte de la victoire du Parti Nationaliste seront considérés comme des ennemis de la Patrie et seront punis de manière exemplaire.
Aux voleurs, agresseurs et bandits de toute espèce, nous annonçons une répression énergique et impitoyable, un châtiment dont ils se souviendront.
Le peuple murundi vient de faire son choix et nous n’avons pas le droit de le décevoir en exerçant le pouvoir qu’il nous a délégué pour assouvir nos rancoeurs ou notre orgueil. Nous lui devons au contraire, de nous servir de ce pouvoir pour rassurer tous les hommes, augmenter le nombre de nos amis et apaiser les querelles entre Barundi.
Il appartient aux partisans de l’UPRONA, les plus importants davantage encore que les plus humbles, de donner l’exemple de cette volonté de concorde, de patience et de tolérance.
Nous avons fait notre politique en acceptant toutes les conséquences qui en découlent, mais c’est pour servir le pays et le peuple ; le Parti ne permettra pas que personne fasse dévier notre idéal et notre but.
A cette heure de la victoire du Parti, fût-il le mien, je ne suis pas grisé par le succès, car pour moi et mes amis, la véritable victoire ne sera atteinte qu’après l’accomplissement d’une tâche difficile mais exaltante ; un Burundi paisible, heureux et prospère.
Nous ouvrons nos bras à tous ceux qui veulent collaborer avec franchise et bonne foi. Nous sommes des hommes d’honneur, des hommes réfléchis et calmes et nous voulons donner au peuple ce qu’il lui a été promis.
Au peuple belge, j’ai l’honneur d’adresser un message de gratitude, la responsabilité que, vous belges, vous portiez, vous allez bientôt la transférer sur nos épaules et nous sommes conscients de nos devoirs.
Nous vous demandons de nous aider à entreprendre l’avenir avec confiance, de continuer à nous aider avec générosité, à nous guider dans le respect de notre dignité, de nos intérêts et de notre propre conception de l’intérêt national.
Nous sommes devenus des enfants libres et adultes mais nous suivrons la tradition de notre peuple qui veut que les enfants restent respectueux et témoignent leur affection.
Vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté.
Que Dieu nous aide et nous éclaire et que notre Mwami bien aimé en reste longtemps encore le sage garant, le père de la Nation.
Vive le Burundi.
La rédaction
de la part de Frodebu.be
| Posted on March 1, 2010 at 12:59 PM |
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La politique a ses limites et jamais les Grecs qui ont inventé la démocratie n'auraient pensé que cette démocratie serait souillée au vrai sens du terme comme cela s'est produit au Burundi. Un parti peut perdre les élections sans perdre la raison. Le ridicule ne tue pas. Heureusement pour le CNDD-FDD.
La stratégie de la merde contre le parti MSD
Jamais, je n'aurais pensé qu'un parti politique aurait déshonoré ses militants au point de leur demander d'aller ramasser les excréments humains (La merde), remplir cinq seaux d'excréments humains pour les mettre autour de la permanence du parti MSD à Gishubi, la commune natale du général Adolphe Nshimirimana.
Ce qui est incompréhensible, ce n'est pas le fait de mettre cette merde autour de la permanence du MSD, car celui qui se permet ce geste est désespéré, mais c'est plutôt oser demander à ses militants d'accomplir cette tâche. Elle pourrait être synonyme d'une insulte que les Burundais n'avaient pas encore inventée. Est-ce que les militants du CNDD-FDD méritent vraiment cet affront? Je ne le crois pas. Ils ont droit au respect comme tout humain.
La descente dans les toilettes pour ramasser cette merde doit être en harmonie avec la situation de ce parti qui se permet ce geste. Un geste bête.
Croyant faire un acte contre le MSD, le geste s'est révélé de la publicité gratuite pour le MSD. Si ce parti dont la permanence à Kamenge, pendant la même semaine, a été salie, est dans le collimateur du parti au pouvoir, il y a lieu de se demander si c'est le prochain favori. Si le MSD n'avait pas de chances de battre le CNDD-FDD, pourquoi s'en prendre à ses permanences, à son président?
La stratégie de l'argent du CNDD-FDD
Le CNDD-FDD en perte de vitesse vient d'adopter une autre tactique. Les militants sont absents lors des meetings. Pour avoir des gens qui viennent lors des descentes, le CNDD-FDD met la main à la poche.
Au cours des réunions du CNDD-FDD, les cadres de ce parti ont décidé de distribuer l'argent aux militants de l'opposition pour les corrompre pendant les votes. L'opinion répandue chez les militants du CNDD-FDD chargés de distribuer cet argent est que ces militants n'ont jamais eu cet argent pour eux mêmes. Au contraire, on leur demande de cotiser. Pourquoi iraient-ils distribuer de l'argent à l'opposition alors qu'ils en ont besoin pour eux-mêmes. Certains me disaient qu'ils vont faire la fête, même s'ils perdent car ils auront eu cet argent car ils ne vont pas distribuer à l'opposition.
Comment peut-on s'imaginer un seul instant demander à un militant d'aller distribuer l'argent aux opposants alors que celui qui distribue a besoin de manger ou de boire de la bière.
En 1993, un parti qui a distribué beaucoup d'argent pour être élu a eu 1 % des voix. L'argent n'a jamais payé les voix et le peuple ne peut pas refuser l'argent gratuit mais sait voter ce qui est sur le coeur.