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Elections g�n�rales de 2010 au Burundi:Plan de fraude �lectorale du CNDD-FDD

Posted on March 26, 2010 at 1:13 PM

Elections générales de 2010 au Burundi:

Plan de fraude électorale du CNDD-FDD

et de maintien du Président Pierre NKURUNZIZA au pouvoir

Depuis les premières tractations pour le lancement du processus électoral, en vue des consultations populaires successives de 2010, le Président de la République, Monsieur Pierre NKURUNZIZA et son parti, le CNDD-FDD, très conscients de leur désaffection grandissante dans le pays et du risque réel de perdre les élections, au profit de nouveaux partis émergeants de l’opposition, en l’occurrence l’UPD-Zigamibanga, le MSD et le FNL, ont clairement montré leurs intentions d’organiser des élections truquées et taillées sur mesure pour faire barrage, au besoin par la force, à une alternance politique devenue de plus en plus évidente au sommet de l’Etat et dans ses institutions dirigeantes. De source bien informée et très proche du pouvoir de Bujumbura, il existe un plan rigoureux, systématique, progressif et alternatif de fraude électorale du CNDD-FDD et de maintien au pouvoir du Président NKURUNZIZA, en dix points, qui sont respectivement et successivement :

1.La mise en place d’une « Commission Electorale Nationale Dépendante » inféodée au CNDD-FDD et très dévouée à sa cause politique;

2.Le contournement et la neutralisation d’une « Commission Electorale Nationale Indépendante » qui serait politiquement neutre et échapperait au contrôle du CNDD-FDD et du Président Pierre NKURUNZIZA ;

3.La mise en œuvre d’un terrorisme et de violences politiques soutenus et constamment amplifiés contre les principaux partis de l’opposition (UPD-Zigamibanga, MSD, FNL), les associations les plus actives de la société civile et les medias jugés hostiles au pouvoir et au CNDD-FDD, à travers l’opération “Canon sans recul” exécutée par la « police présidentielle » et la « milice IMBONERAKURE du CNDD-FDD », avant, pendant et après les élections ;

4.La mise à contribution illégale et inconstitutionnelle des éléments des forces de défense et de sécurité dans la propagande politique du CNDD-FDD et la diabolisation idéologique des principaux partis de l’opposition ci-haut cités: UPD-Zigamibanga, MSD et FNL;

5.La falsification et le trucage du fichier électoral, notamment à travers les fraudes dans le recensement électoral, l’attribution de la carte nationale d’identité et l’enregistrement des électeurs au rôle ainsi que dans le recrutement d’un operateur informatique dévolu au CNDD-FDD pour une gestion partisane et orientée des résultats de vote ;

6.Le refus et le report sine die par le Président NKURUNZIZA de la signature du décret de convocation des électeurs prévue un mois et demi avant les premières élections, selon le calendrier électoral que la « Commission Electorale Nationale Indépendante » doit établir – a déjà établi -, soit le 6 avril 2010, pour créer une situation à l’ivoirienne et prolonger de facto son mandat, au delà du terme constitutionnel fixé au 25 aout 2010;

7.La création d’une insécurité ou d’une insurrection grave dans le pays pour décréter l’impossibilité de la tenue d’élections libres et du respect du calendrier électoral publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante et négocier conséquemment, avec l’opposition, à l’ivoirienne toujours, une transition démocratique que Pierre NKURUNZIZA et le CNDD-FDD piloteront;

8.La proclamation très hâtive de résultats mensongers et de la victoire électorale du CNDD-FDD et de son candidat, Monsieur Pierre NKURUNZIZA, par le Ministre de l’Intérieur en lieu et place de la Commission Electorale Nationale Indépendante, suivie d’attaque des bureaux de centralisation électorale et de la destruction des documents et des pièces électoraux à conviction pour effacer toute trace gênante;

9.L’intronisation de Pierre NKURUNZIZA dans la précipitation et le forcing, à la Kenyane, avec la bénédiction de la Cour Suprême et de la Cour Constitutionnelle, sous la présidence des tristement célèbres Ancile NTAKABURIMVO et Christine NZEYIMANA, statuant sur la régularité de leur validation et la légalité des institutions qui en sont issues ;

10. L’ouverture de négociations politiques en vue d’une transition démocratique qui sera pilotée par Pierre NKURUNZIZA et le CNDD-FDD en cas de contestation électorale de l’opposition, d’absence de coopération de la Commission Electorale Nationale Indépendante et de protestation de la communauté internationale.

Au stade actuel de l’évolution du processus électoral, un bon nombre de points constitutifs de ce plan machiavélique ont été déjà dévoilés et mis en œuvre par le CNDD-FDD avant d’être heureusement déjoués par la vigilance des forces vives et des démocrates de la nation regroupés au sein des partis politiques et de la société civile, avec la collaboration très hautement patriotique et responsables de la Commission Electorale Nationale Indépendante et la coopération appuyée de la communauté internationale.

Nul n’ignore, en effet, l’énergie, les moyens et le temps qui ont été dépensés et perdus pour contraindre le CNDD-FDD et le Président Pierre NKURUNZIZA à renoncer à la commission pro-CNDD-FDD dirigée par Clotilde NIRAGIRA, une personnalité très contestée dans l’opinion nationale et dans les milieux politiques burundais pour son implication dans les montages et la gestion des scandales politiques, judiciaires et administratifs du régime NKURUNZIZA, du temps où elle était successivement ministre de la justice et de la fonction publique.

Qui ne se remémore pas encore les tracasseries administratives, matérielles et financières infligées à la Commission Electorale actuelle, par le CNDD-FDD et son gouvernement, pour l’affaiblir, la rendre inefficace et entacher sa grande crédibilité, pendant qu’ils créaient parallèlement, au sein du Ministère de l’Intérieur qu’ils contrôlent d’une main de fer, un département chargé des élections et richement doté en ressources, en vue de s’assurer une main mise totale sur la gestion du processus électoral à leur avantage exclusive?

Qui a déjà oublié les nombreuses tricheries et les manœuvres multiples effectuées ou tentées par les administratifs, les cadres et militants du CNDD-FDD, à tous les niveaux et sur toute l’étendue du territoire national, pendant la phase d’identification et d’enregistrement des électeurs, pour gonfler artificiellement l’électorat de leur parti aujourd’hui en chute libre et limiter l’inscription au rôle d’électeur les citoyens appartenant ou présumés appartenir aux principaux partis d’opposition, particulièrement l’UPD-Zigamibanga, le MSD et le FNL ?

Quel citoyen burundais épris de paix, de démocratie et du respect de la Constitution de la République n’a pas été consterné et stupéfait, en apprenant tout récemment, dans les medias écrits et parlés, la participation très active de hauts officiers de l’armée et de la police nationale, sensés être politiquement neutres, aux activités de propagande du parti CNDD-FDD, tout en diabolisant les formations politiques rivales, en l’occurrence l’UPD-Zigamibanga, le MSD, le FNL et le FRODEBU et en menaçant leurs militants de représailles politiques et militaro-policières ?

Qui n’est pas à ce jour renseigné sur les violences et la répression politiques exercées régulièrement et impunément par le régime du CNDD-FDD sur les leaders, les militants, les permanences et les symboles des partis UPD-Zigamibanga, MSD et le FNL, sur les associations de la société civile comme l’OLUCOME, le FORSC et les syndicats d’enseignants notamment et sur les medias tels que Arc-En-Ciel, Net Press et la RPA?

Après avoir amèrement constaté le démontage et la mise à l’échec systématiques des autres stratégies de fraude électorale, par les forces vives de la nation, opposés à toute démarche qui viendrait remettre en cause les acquis de la démocratie et du processus de paix au Burundi, le parti CNDD-FDD et le Président Pierre NKURUNZIZA sont décidés, et on les voit déjà à l’œuvre, à poursuivre les actes de violence contre l’opposition politique formée principalement de l’UPD-Zigamibanga, du MSD et du FNL, la société civile et certains medias, en les amplifiant, en les diversifiant et en les généralisant, pour créer une situation chaotique dans le pays qui justifierait politiquement le report des élections et la négociation d’une transition démocratique à leur profit ou qui rendrait tout simplement impossible la tenue d’élections libres, transparentes et équitables. La date du 06 avril 2010 constitue donc, pour le Président NKURUNZIZA, un test de bonne volonté politique ou de déclaration de guerre contre son peuple !

Le dernier simulacre de coup d’Etat avorté ou mieux, mal joué, qui a couvert de ridicule la haute hiérarchie militaire, les récents et imposants attroupements militaro-policiers de la nuit du 15 au 16 mars qui ont créé la panique généralisée dans la capitale Bujumbura et sur lesquels plane toujours un véritable mystère, même si le Ministre de la Sécurité Intérieure, le Général Alain Guillaume BUNYONI a tenté de rassurer la population, sans succès, en parlant de rumeurs non fondées, ainsi que le pourrissement actuel et écœurant des activités scolaires où la police joue désormais le rôle des enseignants en grève, procède justement de cette stratégie politique délibérée du parti au pouvoir et du gouvernement qui en est issu.

Ces choix politiques suicidaires du CNDD-FDD et du Président NKURUNZIZA ne laissent évidemment pas indifférents les communautés nationale et internationale qui, à travers des rapports diversifiés, dénoncent unanimement cette dérive dictatoriale et anti-démocratique du pouvoir et appellent à la vigilance citoyenne, tout en interpellant là des dirigeants actuels.

La récente déclaration de la Secrétaire d’Etat Américaine, Madame Hillary Clinton, la lettre historique d’un des deux Sénateurs de Wisconsin au Président Américain Barack OBAMA, les différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’Union Européenne et les rapports successifs des ONGs Human Rights Watch et International Crisis Group, dont les derniers en date, sur le Burundi, constituent un sévère avertissement ultime du très long processus de paix.

Le CNDD-FDD et le Président NKURUNZIZA, qui continuent l’exécution du plan de fraude dénoncé, à marche force, devraient comprendre que le scenarii à l’ivoirienne, à la kenyane ou à la zimbabwéenne qui leur semblent chers, ne feront pas recette au Burundi, car tous les acteurs, à savoir les partis politiques, la société civile, les medias, la Commission Electorale Nationale Indépendante, la population et la communauté internationale veillent au grain pour défendre la tenue d’élections libres et démocratiques et le strict respect du verdict des urnes.

Comme ils ont vaillamment résisté, avec grand succès, à l’UPRONA et à BUYOYA respectivement en Octobre 1993 et en Mai 2003, au FRODEBU et à NDAYIZEYE en 2005, ils ne peuvent que réussir, unis et engagés, contre le plan de déstabilisation du pays par le CNDD-FDD.

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