| Posted on June 1, 2010 at 3:43 PM |
Cinq candidats del'opposition jettent l'éponge. Ils ont décidé de se retirer de lacourse à la présidentielle du 28 juin prochain qu'ils estiment d'oreset déjà truquée. Parmi eux : Agathon Rwasa, le chef del'ex-rébellion des Forces nationales de libération( FNL). Seuls deuxcandidats restent en lice : le président sortant Pierre Nkurunziza,désormais ultra favori, et Yves Sahinguvu, le premier vice-présidentactuel et candidat du principal parti tutsi Uprona.
Officiellement,les cinq candidats viennent de se retirer de la course à laprésidentielle parce qu’ils refusent d’être, disent-ils, « des cautions démocratiques d’un processus électoral qui n’a plus de sens ».
Le chef des ex-rebelles des FNL, Agathon Rwasa, qui faisait figurede principal adversaire au président sortant, Pierre Nkurunziza, aexpliqué qu’il refusait de participer à « une élection truquée dont les résultats sont connus d’avance ».
Outre Agathon Rwasa, l'ancien président Domitien Ndayizeye du partiFrodebu, l’ancien journaliste Alexis Sinduhije, Pascaline Kampayano,femme candidate et qui se présentait au nom de l'UPD (Union pour lapaix et le développement), et Léonard Nyangoma, chef historique de larébellion hutu au Burundi, ont retiré leur candidature mardi 1er juin.Un séisme politique dont on ne peut pas deviner les conséquences pourle moment.
Pas de fraude massive disent l'Union européenne et la société civile
Les cinq candidats de l’opposition burundaise ont voulu êtreconséquents avec eux-mêmes. Depuis une semaine, treize partis rejettentles résultats des communales du 24 mai caractérisées, selon eux, « par des fraudes massives orchestrées par le parti au pouvoir »,grand vainqueur de ce scrutin selon les résultats provisoires renduspublics par la Céni (Commission électorale nationale indépendante).
Le problème, c’est que les missions d’observation de l’Unioneuropéenne, celle de la société civile du Burundi estiment que cescommunales se sont déroulées dans le calme et la sérénité suivant lesnormes démocratiques internationales.
La Céni a donc beau jeu de demander à ces partis d’opposition deproduire des preuves de leurs allégations. L’opposition a donc décidéde se retirer de tout le processus électoral, c’est-à-dire deslégislatives qui vont suivre également, à moins que les commissionsélectorales nationales n’annulent les communales et n’organisent unnouveau scrutin.
En attendant, un boulevard vient de s’ouvrir devant le présidentPierre Nkurunziza qui n’aura en face de lui que le seul candidat duprincipal parti tutsi, Yves Sahinguvu, et qui n’a aucune chance del’emporter.
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