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GISWASWATTITUDE UN TERME NOUVEAU

Posted on October 28, 2010 at 1:46 AM

Il est trèsdifficile de connaître avec précision ce qui s’est réellement passédans la nuit du 16 au 17 octobre 2010 au bar « Toxic » de Bujumbura,dans ce qui est perçu déjà par certaines radios locales, comme étant leplus grand scandale connu de l’opinion nationale, impliquant un mairede la ville en fonctions, durant les heures très avancées dans un barde la capitale. En effet, la Radio Publique Africaine, Bonesha FM, …disent sur leurs antennes que Maître Evrard Giswaswa, le maire de laville de Bujumbura aurait agressé sérieusement un groupe de jeunes dansce bar très prisé de Bujumbura, avant d’aller lui-même récidiversérieusement sur une sentinelle de l’Hôpital Prince Régent Charles deBuyenzi (Mairie), en complicité avec Mr Arthémon Zitabakuze,Commissaire de Police en mairie de Bujumbura. Et pour boucler cettesaga, cette sentinelle va terminer sa soirée dans un cachot de laBrigade Spéciale des Recherches (BSR), en dépit de son état de santétrès critique et de ses blessures, occasionnés par cette « correction ».            L’origine de cette bataille rangée qui aurait eu lieu dans les installations du bar « Toxic », serait que Maître Evrard Giswaswa aurait voulu s’approprier une cavalière contre le gré de ses amis, avant que ces derniers ne décident d’en venir aux mains, avec des jets de bouteilles pour renforcer les fantassins au sol ! C’est durant ces affrontements que les habits du maire de la ville étaient partiellement déchirés, pendant qu’il était également blessé au niveau de l’un de ses tibias. Au moment d’évacuer d’autres blessés à l’hôpital, à en croire cette même version proche de certaines stations privées de Bujumbura (Burundi), le maire de la ville, ainsi que ce commissaire de police vont déverser leur colère et leur humiliation sur la sentinelle de l’Hôpital Prince Régent Charles, ce qui a ajouté l’huile sur le feu, avant de révolter tout le personnel soignant de cet hôpital, le plus fréquenté par la population de Bujumbura (Burundi). Ainsi, il aura fallu une grève du personnel du Prince Régent Charles pour obtenir la libération de cette sentinelle hypertraumatisée. Pour l’instant, il est sous traitement au même hôpital où le travail a immédiatement repris après sa sortie des cachots de la BSR.

            Face à cette situation, nous avons voulu connaître la version du maire de la ville de Bujumbura (Burundi). Aujourd’hui en mission en Europe, Maître Evrard Giswaswa est abasourdi par les informations diffusées sur les antennes de la RPA et nie catégoriquement tout affrontement entre lui et ce groupe de jeunes dans les locaux du bar « Toxic ». Selon lui, ce jour-là, il avait reçu chez lui, en privé, une délégation des norvégiens en visite au Burundi. Et le soir, comme ces nordiques l’avaient voulu, Me Evrard Giswaswa avait réservé quelques tables au bar « Toxic » pour terminer en beauté la soirée, en compagnie de ses amis norvégiens. Mais entretemps, il y a eu la mort ou plutôt l’assassinat à Kamenge (Mairie) d’un joueur de football de l’équipe Alléluia, une propriété du Président Pierre Nkurunziza. Cette situation a produit de l’électricité dans le ciel de Kamenge (Mairie), entre le camp de la famille éprouvée et celui de l’assassin. Il aura fallu l’intervention musclée de la police pour calmer les esprits et la présence physique du maire de la ville pour jouer la médiation. Entretemps, le rendez-vous au bar « Toxic » n’a pas eu lieu, puisque nos amis norvégiens devraient prendre leur avion, le lendemain.

            C’est ainsi que Me Evrard Giswaswa, le Commissaire Arthémon Zitabakuze et un compatriote vivant en Norvège se sont dirigés au bar « Toxic » pour décommander leur réservation. Mais quelques instants après leur arrivée, un homme est venu pour annoncer à un policier en fraction devant le « Toxic », qu’une situation confuse se passe à l’avenue de l’amitié, non loin du « Toxic », où deux hommes battus à mort par des inconnus sont laissés par terre en pleine rue ! Là aussi, les trois hommes ont quitté le « Toxic » pour s’enquérir de la situation. Effectivement, il y avait lieu de s’inquiéter, puisque l’un de ces jeunes à terre, était déjà dans le coma, pendant que son ami était terrifié mais dans un état pas très alarmant. En quittant le « Toxic », le maire de la ville n’était pas encore blessé et ses habits étaient encore propres. La situation s’est empirée avec leur arrivée au Prince Régent Charles, quand selon nos informations, il n’a pas été du tout facile de trouver qui recevoir ces blessés aux urgences, ce qui n’est du tout nouveau à cet endroit. Et la fameuse sentinelle était dit-on dans un état d’ébriété visible, ce qui n’est pas normal sur son lieu de travail.

            Quoi qu’il en soit, cette affaire fait couler beaucoup d’encres et de salives à Bujumbura et toutes les condamnations se croisent sur la personne de Me Evrard Giswaswa, un homme de loi et premier « Sheriff » de la ville. Sans être dans un film western de série B où tout se règle à la roulette russe, la sagesse nous recommande à ne pas l’enterrer au prochain carrefour. En effet, sans être un saint tombé tout droit du ciel, le maire de la ville de Bujumbura, Me Evrard Giswaswa a des droits et des devoirs. Ceci implique une responsabilité qui doit être assumée, en âme et conscience, pour tous ses faits et gestes. A ce niveau, une série de questions d’impose : pour quelle mobile, Me Evrard Giswaswa prendrait ce risque de se battre, dans un lieu public, devant tout le monde et sans cagoule ? Pour quel intérêt, sa garde éviterait d’intervenir, surtout qu’il était avec un haut officier de la police, en mairie de Bujumbura ? Sur un autre plan, les stations qui ont diffusé avec éclat cette information ont-ils toutes les preuves pour étaler leur vérité ? Sinon, quel serait leur impact sur la cohésion et la solidité des couples, en cas de manipulation ? Et qu’en est-il de la crédibilité et l’honneur du maire de la ville devant ses partenaires, notamment ses administrés et ses proches collaborateurs à l’hôtel de ville ?

            Reste à savoir la gestion de cette affaire au niveau de la présidence de la République, en ce sens que c’est la réputation d’un dignitaire du régime qui est entachée de beaucoup d’interrogations. Dans l’avenir, comme ce fut le cas sous la deuxième république du Président Jean-Baptiste Bagaza (1976-1987), il faudrait que le gouvernement songe à ouvrir « un cercle diplomatique » pouvant jouer le trait d’union entre les VIP de la république, durant les heures de détente. Une manière à peine voilée de gérer à « huis clos » les scandales de ce genre, si la gaffe a réellement eu lieu.

Mais aussi longtemps que les juniors, les cadets et les seniors jouent ensemble et sans arbitre, au lieu d’assister à une bonne partie du football, rien n’empêche de se régaler devant un match de catch.

 


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2 Comments

Reply gahungu09
5:08 PM on November 19, 2010 
Abo bantu badutwara ari imihimbiri abantu b'ijambo bagiye hehe? Je maze kubona ko abantu b'imvugakuri bitwa abamenja,abagarariji hanyuma ba niryo nabo bakitwa abashingantahe. Aha rero sindi mu mafilosofiya ya bamwe bamwe bashobora gufatira ku majambo nk' "imvugakuri" canke "umushingantahe" baha insiguro bishakiye?Jewe ndayavuze nk'umurundi kandi nk'amajambo y'ikirundi.
Reply ubwitonzi
10:58 PM on November 22, 2010 
umwumwe afise uko abibona , niyo democratie niko kwishira ukizana !I amakuru abashikire!!