| Posted on July 18, 2011 at 2:13 AM |
Les rebelles sont bien là. Que le Chef de l’Etat se le tienne pour dit. Pour illustrer une fois de plus leur présence dans les parages, ils ont décidé de frapper simultanément à Makamba, Gitega, Bujumbura rural, Cibitoke, Bubanza, Muyinga et ailleurs encore. Mais l’attaque la plus symbolique reste, de loin, celle perpétrée en province de Gitega, deuxième ville principale du pays après Bujumbura, la capitale. Car elle a visé le patron de la documentation en province de Gitega, Mohamed Emile. Alors qu’il rentrait paisiblement à son domicile situé à quelques kilomètres du centre-ville, son véhicule est tombé dans une embuscade tendue par ces hommes en armes que le pouvoir continue de traiter de « bandits armés ». Le véhicule a été criblé de balles et un des gardes du corps du commissaire de police en charge de la documentation a péri, sur le coup. Son collègue assis au siège arrière a répliqué et les assaillants se sont repliés dans un lieu inconnu mais sûr. Peu avant cet assaut, le rescapé commissaire de police affirme qu’il avait reçu des menaces de mort sans pouvoir connaître avec précision à quel niveau devrait avoir cette attaque. Outre les cadres et agents de la Documentation, ladite menace visait aussi les membres de la Police Nationale de la Documentation. Comme ils le font partout où ils signent des attaques pour signaler leur présence, les assaillants ont laissé des tracts indiquant qu’ils sont tout sauf des bandits. Leurs revendications sont essentiellement d’ordre politique. Mais les autorités burundaises font toujours la ridicule politique de l’autruche : aucun rebelle en perspective. Seuls des bandits armés écument les différents coins et recoins du pays. « Des bandits armés qui ciblent les corps de défense et de sécurité ? C’est tout de même absurde », s’interrogent les citoyens burundais, nargués par le cynisme du Chef de l’Etat. Nombreux sont ceux qui l’exhortent déjà à négocier avec ces rebelles pour éviter d’autres morts inutiles.
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